Articles

En voiture!!

Une autre visite culturelle avec mon groupe de madames. Une autre "commande" d'un article pour le journal de l'association. Une autre primeur mondiale!! Voici l’histoire d’une prophétie. C’était au Kenya, il y a longtemps ; très longtemps. Un sage avait mis en garde les populations : « Un grand serpent de fer cracheur de fumée et de feu amènera, au cœur de nos terres, des étrangers au teint rose. Ne les combattez pas ! Car ils seront beaucoup mieux armés que vous ! » Les années passent. Le Kenya devient une colonie britannique. A Londres, certains rêvent de relier Mombassa au Lac Victoria par une voie ferrée, pour désenclaver les contrées intérieures. Un projet d’une envergure jamais réalisée auparavant ! Au parlement britannique, les protestations sont vives et les sceptiques nombreux quant à l’éventuelle rentabilité d’un tel investissement. Pourtant, en 1896, la construction commence et, avec elle, une folle aventure qui a profondément marqué le Kenya contemporain. ...

Il pleut

Il pleut. C’est gris et frais. Assise sur mon balcon fleuri, un thé vert à la main, perdue dans mes pensées. Les souvenirs, le temps qui passe, la vie qui passe. Je viens d’apprendre qu’ une consœur de classe du secondaire est décédée des suites d’un cancer. 36 ans. Que dire ? Elle était dans ma classe, j’ai fait de la gymnastique avec elle, on avait toutes les deux été élues au conseil étudiant, on faisait des versions latines ensemble, on s’envoyait des messages écrits en alphabet grec... Des bribes de souvenirs se dévoilent, je me revois au secondaire… il y a plus de 20 ans !!!! Vicky. Elle excellait en gymnastique, dès le premier entraînement. Elle dessinait comme un maître. Elle jouait du piano avec brio, gagnait des concours oratoires. Tout ce qu’elle touchait semblait se transformer en chef d’œuvre. Du moins, c’est le souvenir que j’en ai. Elle ne passait pas inaperçue, par son apparence, sa personnalité. Elle était unique. Je l’avais complètement perdue de vue depuis cette épo...

Chef d'un jour

Un des moyens qui m'a permis de rencontrer des gens, faire des connaissances et occuper mon temps depuis que j'habite à Nairobi, est de participer à Nairobi Accueil. C'est une association de francophones qui a des chapitres partout dans le monde et qui facilite l'intégration des expatriés. J'y rencontre des "femmes de", comme moi, je m'y fais des amies et je participe à toutes sortes de sorties et d'activités. Parmi ces "femmes de", il y a la femme du Chef de l'Intercontinental (un grand hôtel de Nairobi) et elle nous a organisé un "cooking class" (c'est plein de Françaises cette association!!) avec le chef lui-même, dans les cuisines de l'hôtel! Je n'allais pas manqué cette occasion! En me voyant, au premier rang, prendre frénétiquement des notes pour capter tout ce que le Chef disait (ça ne vous surprendra pas si vous avez déjà pris des cours avec moi!!), on m'a demandé si je voulais bien écrire un article ...

Réflexions du dimanche

Petit dimanche "gristounet", un peu frais. Ça sent bon l'herbe frais coupée. Encore en pyjamas, malgré l'heure tardive. En compagnie de mon charmant mari qui travaille et de Mozart qui symphonise. Je repense à notre souper d'hier. Trop mangé! Bonne bouffe (verdurettes aux suprêmes d'agrumes, couscous à la Gen et croustillant aux 3 pommes... ils ont tout dévoré!), en bonne compagnie, un couple super sympa, rencontré ici. Elle, mi-hollandaise mi-indonésienne, lui, marocain berbère grandi en hollande. Vous verriez la petite merveille que cela a donné!! A peine trois mois, une vie qui commence. Une belle rencontre, une agréable soirée, une amitié naissante. On vit une vague de départ ces jours-ci. 3 fêtes d'au revoir en 2 semaines et encore 1 la semaine prochaine! Pas tous des amis proches, pas de grandes déchirures, simplement la réflexion que le temps passe, les gens aussi. C'est inhérent à notre vie itinérante... et c'est le pendant inévitable des n...

Maître de mes pensées...

"... I am the master of my fate; I am the captain of my soul." Extrait du poème 'Invictus', de William Ernest Henley que Nelson Mandela avait avec lui, dans sa cellule, pendant les 27 années de sa captivité. Poème qui a donné son titre à un film de Clint Eastwood que mon charmant mari et moi sommes allés voir au cinéma dimanche soir. Ces deux vers me sont restés en tête à la fin du film. Je me les répétais en boucle en silence pour ne pas les oublier, pour les graver dans ma mémoire. J’aime cette idée que nous sommes maître de nos pensées et non pas l’inverse. Toutes ces réminiscences, ces anticipations, ces appréhensions, ces suppositions, ces idées noires, ces scenario catastrophes, ces craintes qui nous hantent, et nous paralysent parfois, sont produits de l’esprit et peuvent être désamorcés, dédramatisés, libérés. Mandela a passé 27 ans en prison. (27 ans!!!!!!!) Non seulement il a survécu, il en est sorti, mais il a trouvé la force de pardonner à ses bo...

Rêver, espérer, vouloir...

« Ce qu’on rêve, on l’espère; Ce qu’on espère, on le veut; Ce qu’on veut, on le peut. Et le rêve appartient à ceux des hommes qu’une âme vigilante empêche de dormir. » Ce n’est pas de moi. Je l’ai pris d’une amie qui l’a pris je ne sais où… mais j’aime bien. Finalement, tout part des rêves, de ces désirs, parfois un peu fous, qu’on ose à peine avouer, que l’on garde en soi, que l’on cultive et que, parfois, on réalise. Certains nous viennent de très loin dans l’enfance, quand on ne connaissait pas (encore) l’auto-censure. Tout nous semblait possible. Et moi, à quoi rêve-je? J’essaie de me replonger le plus loin possible dans mes souvenirs de petite fille, pour retrouver ce que je voulais « être quand je serai grande »… J’y trouverai peut-être la source de ce que je suis, ce qui me définit, ce qui m’anime. C’est encore flou. Je n’ai pas encore repéré la trame sur laquelle se tisse mon histoire, ou plutôt mon identité. Ces questionnements m’habitent, nourris par cette quête qui est la mi...

Chose promise...

Nouvelle année, nouvelle décennie, nouveaux projets… Je ne sais pas pourquoi, mais les débuts d’années (civiles et scolaires) sont pour moi des moments d’effervescence où j’ai envie d’entreprendre plein de choses « que j’ai toujours eu envie de faire », de m’inscrire à des cours, de m’acheter de nouveaux crayons… Cette année ne fait pas exception, à cette différence que, cette fois-ci, je n’ai pas l’excuse du « si j’avais le temps, je … » suivie d’un verbe au conditionnel. Car je jouis de cet immense privilège d’avoir du temps! Est-ce la nouvelle décennie, la conscience du temps qui passe, la sagesse? Je suis habitée d’un fort désir de me réaliser, de me réinventer, et d’une énergie pour le faire. Entre autres résolutions, j’ai décidé de saisir le taureau par les cornes, et mon ordi par le clavier, et de me commettre à nouveau à l’exercice du blog. Je viens de relire celui que j’avais fait lors de mon séjour au Sénégal en 2006 … souvenirs, souvenirs! Je remplis par le fait même une pro...