Rêver, espérer, vouloir...

« Ce qu’on rêve, on l’espère;
Ce qu’on espère, on le veut;
Ce qu’on veut, on le peut.
Et le rêve appartient à ceux des hommes qu’une âme vigilante empêche de dormir. »

Ce n’est pas de moi. Je l’ai pris d’une amie qui l’a pris je ne sais où… mais j’aime bien.
Finalement, tout part des rêves, de ces désirs, parfois un peu fous, qu’on ose à peine avouer, que l’on garde en soi, que l’on cultive et que, parfois, on réalise. Certains nous viennent de très loin dans l’enfance, quand on ne connaissait pas (encore) l’auto-censure. Tout nous semblait possible.
Et moi, à quoi rêve-je?
J’essaie de me replonger le plus loin possible dans mes souvenirs de petite fille, pour retrouver ce que je voulais « être quand je serai grande »… J’y trouverai peut-être la source de ce que je suis, ce qui me définit, ce qui m’anime. C’est encore flou. Je n’ai pas encore repéré la trame sur laquelle se tisse mon histoire, ou plutôt mon identité.
Ces questionnements m’habitent, nourris par cette quête qui est la mienne ces temps-ci de savoir quelle est ma mission… oui je sais, c’est un bien grand mot, il me fait peur à moi aussi! Quelle est ma ‘contribution’… voilà, un peu moins lourd à porter. Autrement dit, comme le dirait une amie : « Qui suis-je? Où vais-je? Où cours-je? À quoi sers-je? » Je voudrais me réaliser, maximiser mon potentiel, aller au bout de mes capacités, connaître mes talents, les développer… ouf! Je suis essoufflée… Tout cela avec en arrière plan cette idée de penser à plus tard, à l’avenir. Qu’est-ce qui est le plus pertinent pour mon profil? Pour m’ouvrir des portes?
Et voilà qu’une sage (très sage) personne me souffle à l’oreille par courriel que c’est OK de ne pas avoir de plan de match, d’objectifs de rendement, d’indicatifs d’efficacité, que je dois déprogrammer mon programme interne qui vise à tout programmer! Reformater le disque dur, somme toute! Profiter de cette période de vie à l’étranger pour vivre, tout simplement.
Ça peut sembler complètement fou. Déraisonnable.
Mais je crois qu’en fait, elle a raison, cette sage, très sage personne. Quand, par le passé, j’ai laissé La Vie se charger de ma vie, je ne l’ai pas regretté! Elle connaît bien son métier, La Vie, et elle y excelle! C’est un état d’esprit que je dois redécouvrir… pas facile, mais faisable.
On se définit beaucoup par son activité professionnelle, même si, au fond, elle ne nous satisfait pas complètement. Mais ça permet de se situer par rapport aux autres, de se caser dans l’échiquier social, de s’insérer dans le moule. Mais quand on ne travaille pas? On dit quoi? On fait quoi? On est qui? Quelle case est la nôtre? Quel moule peut-on satisfaire? Après tout, suis-je un mélange à gâteau pour devoir me fondre aux formes prédéfinies d’un moule social? Parfois j’ai l’impression de ne même plus savoir c’est quoi mon travail… et si je voulais en chercher un, je ne suis pas certaine que je saurais ce dont j’ai envie, vers quoi me diriger… Et au fond… est-ce si grave? C’est fou comme on est rapidement déconnecté quand on sort du « système ».
D’aucuns diront que j’ai beaucoup trop de temps libre pour avoir le temps de me triturer les méninges avec ce genre de considérations… Mais j’ai le temps de rêver, ce qui est chouette! Et comme je ne suis pas encore devenue grande… il me reste du temps pour réaliser tous ces rêves qui ne demandent qu’à exister!

Commentaires

  1. Chère Geneviève,
    tous ces questionnements je crois sont dûs à l'exil.
    j'ai éprouvé ce type de sentiments quand j'ai vécu à Toronto. Je sais ce n'est pas aussi loin du Québec que Nairobi mais ce n'est pas la distance qui compte... Plutôt un changement de système, de mentalité, de repères.
    Ton blogue est une bonne façon de rester ancrée dans le réel, peu importe où tu es.
    à la prochaine!

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